Les grains pédagogiques (EN CONSTRUCTION) :
Il y est multiplié et signalé, à côté des définitions et théorèmes, des :
Il existe 4 modes de reconnaissance d’une variété différentiable :
Définition 1 Une
-variété différentiable est un espace topologique séparé, localement compact,
à base de voisinages dénombrable et muni d’une famille
,
étant un
ouvert connexe de
et
un homéomorphisme de
dans un ouvert
de
, telle que :
i/ les ouverts
recouvrent
,
ii/ on ait
, pour tous
tels que
.

Théorème 1 (Sous-variétés ouvertes de
) Soit
un ouvert de
. L’ensemble
est un atlas sur
et
est une sous-variété ouverte
de
qui a même dimension que
.
Théorème 2 (Sous-variété régulière immergée dans
) Un espace topologique
qui
-s’injecte dans
est une
-sous-variété régulière immergée dans
ssi pour tout
,
un voisinage de
,
un voisinage de
,
un ouvert
et
surjective, tels que pour tout système de coordonnées locales
sur
,
on ait
,
, et
partout sur
.

Théorème 3 (Sous-variété régulière de niveau zéro de
) Soient
deux entiers
naturels. Un espace topologique
dont l’image par une injection différentiable est définie par :
où
, est une
-sous-variété régulière plongée dans
ssi on a : rang
partout sur
.

Théorème 4 (Variété produit) La variété produit de
et de
est définie
par
.
De plus
.
Ils sont de 2 sortes :
Définition 2 Une fonction
est différentiable en
ssi
en
,
(ie toutes les dérivées partielles mixtes
existent). Il suffit que
soit
sur une carte pour le demeurer sur toute autre carte.
La fonction
est dite différentiable sur
si elle l’est en tout point de
. Leur ensemble
est une
-algèbre.
Définition 3 Une application
est un morphisme ssi
en
et
en
telles que
, on a
. Il suffit
que
soit
sur un couple de cartes pour le demeurer sur tout autre couple.


Ce sont les meilleures approximations linéaires locales d’une variété.
Définition 4 Un vecteur tangent à
en
est toute application
telle
que :
i/
,
ii/
.
L’ensemble
de tous les vecteurs tangents à
en
un
-espace vectoriel.
Théorème 5 (Vecteurs tangents holonomes) Sur
une carte locale en
, les
vecteurs tangents holonomes sont
définis par :
pour
. Ils
forment une base de
.
Définition 5 Une dérivation sur une
-algèbre
est une application
telle que :
i/
,
ii/
.
L’ensemble
de toutes les dérivations sur
est un
-module et une
-algèbre
de Lie pour le crochet
défini par
.
Définition 6 Un champ
de vecteurs tangents sur ℳ est toute application différentiable
.
En posant
, leur ensemble
est un
-module et une
-algèbre de Lie. La règle de la composée pour les champs de
vecteurs s’écrit :
, pour toutes
et
.
Elles rendent identiques les actions intrinsèque et extrinsèque (justifiant ainsi l’identification d’une variété avec sa représentation). Les applications induites sont au nombre de 4.
Définition 7 L’application tangente,
,en
d’une
application différentiable
est
telle que
.
Elle induit sur les champs de vecteurs l’application
.
Elle est linéaire et sa matrice est la matrice jacobienne de
en
et s’écrit dans les bases
holonomes
en
et
en
:
.
L’application
est une immersion (resp. submersion) ssi son application tangente est injective
(resp. surjective). Un plongement est une immersion injective.
Définition 8 Une 1-forme sur
est une application
-linéaire sur les champs de
vecteurs, (i.e.)
. La différentielle d’une
est la 1-forme
définie par
. Leur ensemble
est le
-module dual de
et est engendré par les différentielles des ies fonctions coordonnées
locales,
.
Définition 9 L’application pull-back par une application différentiable
est
telle que
. Elle induit sur les 1-formes en
ou
en
l’égalité
.
Définition 10 Un
-tenseur sur
est une application
-
-linéaire sur
l’ensemble produit
, à valeurs dans
. Leur ensemble est noté
et
est une
-algèbre, avec
. On a
,
, par dualité,
, par convention.
Définition 11 Une métrique riemannienne sur une variété différentiable
est un (0,2)-tenseur
symétrique et défini positif, (ie)

est une variété riemannienne,
est le produit scalaire de
et
,
est la norme de
.
Théorème 6 (Détermination) Un champ de vecteurs
est complètement déterminé
par la connaissance de tous les produits scalaires
, pour tous les
.
Définition 12 (Dual d’une 1-forme) Le champ de vecteurs dual d’une 1-forme
est
tel que
. Le champ de vecteurs dual de la
1-forme différentielle d’une fonction
est le gradient de
donné par
. Les bases
et
sont
dites duales ssi
, tout comme
, d’après le théorème
de décomposition fondamentale. Attention !
, en général.
Définition 13 (Métrique et éléments de calcul tensoriel) Un repère mobile sur
est
toute base
quelconque de
. Les composantes de la métrique sont les fonctions
. Elles déterminent complètement la métrique
, avec
la base des 1-formes duale de
,
le produit symétrique de
et
.On a alors
pour tous
. La métrique étant symétrique et définie
positive, sa matrice
possède un inverse
. Si
, alors
. La métrique permet donc de monter et descendre les indices.
Définition 14 (Métrique induite) La métrique
induite sur
une sous-variété
-plongée dans une variété riemannienne
est définie par
et sa
composante
est le produit scalaire des vecteurs colonne
et colonne
de la jacobienne
.
Définition 15 Une connexion sur une variété différentiable
est une application
telle que, pour tout
:
i/
ii/
iii/
est la dérivée covariante de
dans la direction de
,
est à torsion nulle ssi
(la torsion est une
obstruction à la fermeture des parallélogrammes),
est métrique compatible ssi
,
est de Levi-Civita ssi elle est à la fois à torsion nulle et métrique compatible.
Théorème 7 (Existence) La connexion
sur
définie par l’égalité
,
est la seule connexion de Levi-Civita sur
. La connexion de Levi-Civita sur
est :
.
Définition 16 (Cœfficients de connexion) Les cœfficients de la connexion
sur
et dans le repère mobile
sont les fonctions
définies par
. Si
est la base des 1-formes duale de
, alors
.
Les composantes de la dérivée covariante d’un tenseur
s’écrivent
![β ...β
(Deμt)α1...αs 1 r = eμ[∑tα1...αsβ1...βr]
- ∑ si-=12 Γ μαiλtα1...αi-1λαi+1...αsβ1...βr
+ rj-=12Γ μλβjtα1...αsβ1...βj-1λβj+1...βr.](index245x.jpg)
Définition 17 (Eléments de décomposition) Les symboles de Christoffel de la connexion
sont les fonctions
, le tenseur de torsion
est défini par
, le tenseur non-métricité est donné
par
et les constantes de structure
sont définies par
.
Théorème 8 (Décomposition) Pour toute connexion
sur
,
nous avons
, avec
,
et
.
Les cœfficients de la connexion de Levi-Civita
sur
dans la base liée au système de
coordonnées locales se réduisent aux symboles de Christoffel de
:
. Soient
les composantes de la métrique induite sur
par les coordonnées locales
. Alors
pour
et
fixés, le symbole de Christoffel
est le cœfficient du terme en
dans la
-équation unitaire d’Euler-Lagrange,
, déduite du lagrangien
.
: Parallélogramme et transport parallèle
Définition 18 Une courbe
est une variété différentiable de dimension 1. Sa représentation
est la trace de
sur
. Si
est strictement monotone, alors
est une
reparamétrisation de
. Les coordonnées locales
ou
sont des paramètres de repérage de
.
Les paramétrisations
![(
{ γ : t ↦→ (cost,sint,t) , t ∈ [0,π]
( λ : t ↦→ (cos(-2t),sin(2-2t),2π - t) , t ∈ [π,2√π]
ρ : t ↦→ (cost,sin t,t ) , t ∈ [0, π]](index282x.jpg)
sont des reparamétrisations de la même courbe, car
et
, avec
et
. Par contre les paramétrisations
![{ f : t ↦→ (cost,sint) , t ∈ [0,2π]
g : t ↦→ (cost,sin t) , t ∈ ℝ](index287x.jpg)
bien qu’ayant même trace
dans
, ne sont pas des paramétrisations d’une même courbe,
puisque
et
.

Définition 19 Un champ de vecteurs le long d’une courbe
paramétrisée par
est toute application
différentiable telle que
, pour tout
. Le champ des vecteurs vitesses d’une courbe
paramétrisée par
, est le
champ de vecteurs le long de
défini par
, où
est le champ de vecteurs
lié au système de coordonnées cartésiennes sur
. Pour
une reparamétrisation de la
courbe
paramétrisée par
, on a :
.
Définition 20 (Courbe intégrale d’un champ) Une courbe intégrale d’un champ
est une courbe
paramétrisée par
telle que
, pour tout
. Les courbes
-paramétrée
, où les
sont
des constantes, sont des courbes intégrales du champ
.
Lemme 1 Soient
une courbe paramétrisée par
et deux champs
tels que
, pour tout
. Soit
tel que
, pour tout
. Alors
.
Définition 21 Soient une courbe
paramétrisée par une injection
et régulière (i.e.)
), et
un champ de vecteurs le long de
. Notons
un champ
tel que
, pour tout
. Alors la dérivée covariante de
le long de la courbe
est définie par
et vérifie :
i/
ii/
iii/
, avec
strictement croissante.
L’accélération d’une courbe
paramétrisée par
est le champ de vecteurs le long de
défini par
![[ { } ]
t ↦→ α′′(t) = (∇ α^′) = ¨αk(t)+ k (α(t)) ˙αi(t)˙αj(t) ∂k .
^α′ ∕α(t) ij x∕α(t)](index344x.jpg)
Pour toute reparamétrisation
de
, on a
.
Définition 22 Soit
une courbe différentiable paramétrisée par
. Alors la
longueur de
est définie par
et est invariante par reparamétrisation. La
longueur d’arc d’origine
est le paramètre
défini par
. Le
paramètre longueur d’arc est unique au sens de parcours de la courbe près. Toute courbe régulière
possède une reparamétrisation par la longueur d’arc. Réciproquement toute courbe reparamétrisable
par la longueur d’arc est régulière. En outre, toute courbe paramétrée par la longueur d’arc est de
vitesse unitaire en tous ses points.
Définition 23 Une géodésique est une courbe régulière de longueur minimale parmi toutes les
courbes différentiables joignant deux quelconques de ses points. Les géodésiques sont donc les courbes
régulières extrémales de la fonctionnelle de longueur
. Les extrémales de
paramétrées par la longueur d’arc, sont aussi les extrémales de la fonctionnelle d’énergie
.
Théorème 9 Une courbe
paramétrisée par
est une géodésique ss’il existe
, telle que
, avec
lorsque
est paramétrée par la longueur d’arc. Ce
sont les équations géodésiques. La théorie des équations différentielles ordinaires implique donc
qu’une géodésique paramétrisée par
autour de
est déterminée de façon unique par la donnée
des conditions initiales
et
.
Les équations géodésiques sont en général difficiles à résoudre explicitement. Il existe pourtant deux cas importants où leur résolution se réduit à celle d’une équation différentielle du premier degré à variables séparées.
Définition 24 (Coordonnées de Clairaut) Soit une variété riemannienne
avec
. Alors, avec la notation
, on a
i/
est un
-système de Clairaut ssi
.
ii/
est un
-système de Clairaut ssi
.
Théorème 10 Soit
un
-système de
Clairaut sur
et
une courbe paramétrisée par
.
Posons
et
, on a :
i/ Les équations géodésiques sur
s’écrivent

ii/ Toute courbe
,
-paramétrisée sur
, est une géodésique.
iii/ Une courbe
,
-paramétrisée sur
, est une géodésique ssi
.
iv/ Toute géodésique
paramétrisée par
vérifie la relation de Clairaut :

v/ Une courbe
est une géodésique sur
paramétrée par la longueur d’arc, ss’il existe une
constante
telle que

vi/ Une courbe
paramétrisée par
est une géodésique, ss’il
existe une constante
telle que
![∘ --------------
dζ 1 E(ζ)[E( ζ)- c2]
dξ = ± c ----G(-ζ)----,](index403x.jpg)
qui est une équation différentielle du premier ordre à variables séparées.
Définition 25 Soit
une courbe paramétrisée par
de vitesse unitaire. On définit la
suite maximale alternée de champs de vecteurs unitaires et de fonctions positives le long de la courbe
,
, où
et
n’existant que si
pour tout
, par les formules de Frenet :

est le repère de Frenet de
et il est orthonormé,
sont les courbures de Frenet de
,
est le
e plan osculateur en
de
, pour tout
,
, alors la courbe
est dite tordue dans
,
est la courbure géodésique (
indique que la courbe est une géodésique) de la
courbe
,
est la torsion de la courbe
.
Théorème 11 Si
est le repère de Frenet de
, alors
peut être plongée dans une
sous-variété géodésiquement plate le long de
et de dimension
de
.
Théorème 12 Soit
une courbe régulière paramétrisée par
, avec
une variété
orientée positivement. La courbure et la torsion de
s’expriment :
i/ Si
, alors
ii/ Si
, alors
Exemple 1 Soit
une courbe régulière, non géodésique et paramétrisée dans
par
.
Peut-on réduire la codimension de la courbe
paramétrisée dans
par
?
On a
,
. La courbe
est donc régulière. Puisque la courbe
est
régulière par hypothèse, on peut supposer, sans perte de généralité, que le paramètre
est la longueur
d’arc pour
. Ainsi

et une paramétrisation de
par la longueur d’arc est donc
. Par suite, si
sont le repère et la courbure de Frenet de
, alors
et

La courbe
est donc tordue dans
et sa codimension ne peut être réduite.
Théorème 13 L’application
,
est une forme
bilinéaire symétrique, appelée seconde forme fondamentale sur
. La composante
de
est l’opposé du produit scalaire de la normale unitaire aux vecteurs colonnes de la jacobienne
par le vecteur
e dérivée de la colonne
de
.
Théorème 14 (Relation de Gauss) La connexion de Levi-Civita
induite sur
par
celle
sur
est définie par :
.
Définition 26 Soit
une courbe paramétrisée par
de vitesse unitaire et notons
le repère et les courbures de Frenet de la courbe
. On définit
alors
comme étant le repère de Darboux et les courbures de Darboux par
, pour
. Les formules de Darboux s’écrivent donc

ϕ
*
ϕ*
∥∘ ϕ ∘ β est la courbure de
dans
,
,ẽ1) ∘ β := knor[β] est la courbure normale de
,
,ẽρ) ∘ β := τg[β] est la torsion géodésique de
, lorsque
.
et on note
que
.
Définition 27 Une courbe régulière
paramétrisée par
est dite asymptotique ssi
(ie, son accélération en représentation deuxième n’a pas de composante
normale).
Théorème 15 Une courbe est asymptotique ssi sa courbure normale est nulle. On dit aussi qu’elle
est asymptotiquement plate pour signifier que sa courbure géodésique est invariante par rapport
aux représentations première et deuxième (confère l’égalité
).
L’équation asymptotique s’écrit
.
Définition 28 Un système de coordonnées
est dit asymptotique ssi les courbes
-paramétrées sont asymptotiques, pour tout
. La seconde forme fondamentale y
vérifie :
.
Définition 29 Une courbe
paramétrisée par
, est dite principale ssi
. Un système de coordonnées locales
est principal ssi les courbes
-paramétrées sont principales, pour tout
.
Théorème 16 Soit
une courbe régulière paramétrisée par
de vitesse uni